Okuribito, Takita Yôjirô (2008)

OKURIBITO, aka Departures
おくりびと
Année : 2008
Réalisation : Takita Yôjirô
Avec : Motoki Masahiro, Yamazaki Tsutomu, Hirosue Ryoko, Yoshiyuki Kazuko, Yo Kimiko, Sasano Takashi, Sugimoto Tetta


Daigo, un musicien professionnel, retourne dans sa ville natale après la perte de son travail. Suite à un malentendu (orchestré avec maestria par un patron qui recherche désespérément un employé), Daigo va rapidement trouver un poste… Il devra préparer, laver, habiller et maquiller les défunts avant leur dernier voyage…


OKURIBITO est un film à la réputation prestigieuse : gros carton au Japon avant de réussir à Hollywood, le film de Takita Yôjirô a, paradoxalement, toutes les cartes en main pour décevoir…car oui, tout le monde à présent en attend certainement beaucoup trop.

Et pourtant non. OKURIBITO ne déçoit pas. C’est un film qui m’a en effet surpris à plus d’un titre. Surprenant, tout d’abord, de rire à gorge déployée plusieurs fois alors que l’histoire, visiblement, ne s’y prête pas. Étonnant, également, de faire face à tant d’émotions après avoir pris du bon temps devant le ton parfois un peu léger de l’histoire. Énormément de petits détails font mouche (rien à voir avec l’odeur des cadavres…) et rien n’est laissé au hasard. Jusqu’à cette scène finale que l’on n’attendait pas vraiment. Et qui est une réussite absolue.

Vous voyez, je n’en ai pas trop dit sur l’intrigue… Après le gros succès du film, je pense  en effet que l’on va beaucoup en parler un peu partout, au risque de gâcher le plaisir de celles et ceux qui le découvriront pour la première fois.

Pas le film de l’année mais néanmoins immanquable. La belle réputation de OKURIBITO est en effet parfaitement justifiée, mais ne vous attendez pas à ce que je vous dise si la prestigieuse récompense hollywoodienne était méritée ou pas…de toutes les manières la statuette dorée ayant déjà été remise à bon nombre de réalisateurs ou de films ineptes, il y a bien longtemps qu’elle a perdu toute signification artistique (mais pas commerciale, on est d’accord).

Oli :       
Yasuko :